{"id":4597,"date":"2020-09-29T10:14:54","date_gmt":"2020-09-29T10:14:54","guid":{"rendered":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/?p=4597"},"modified":"2020-09-24T04:56:15","modified_gmt":"2020-09-24T04:56:15","slug":"rencontre-entre-coupeau-et-gervaise","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/2020\/09\/29\/rencontre-entre-coupeau-et-gervaise\/","title":{"rendered":"Rencontre Entre Coupeau Et Gervaise"},"content":{"rendered":"<p>Les pr\u00e9paratifs : D\u00e8s quon avait quatre sous, dans le m\u00e9nage, on les bouffait. Gervaise se laisse aller \u00e0 la gourmandise : elle avait encore engraiss\u00e9, elle boitait  Au lieu daccepter ou de refuser sa condition, elle lenveloppe dans les vapeurs du songe ; les gondoles, les cabinets de restaurants o\u00f9 lon d\u00eene apr\u00e8s minuit, les boudoirs \u00e0 stores de soie hantent son univers. Sab\u00eemant progressivement dans son r\u00eave, elle finit par perdre tout contact avec la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 ha\u00efr cette r\u00e9alit\u00e9 : Paris, plus vaste que lOc\u00e9an, miroitait donc aux yeux dEmma dans une atmosph\u00e8re vermeille Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambriss\u00e9s de miroirs, autour de tables ovales couvertes dun tapis de velours \u00e0 cr\u00e9pines dor. Il y avait l\u00e0 des robes \u00e0 queue, de grands myst\u00e8res, des angoisses dissimul\u00e9es sous des sourires C\u00e9tait une existence au-dessus des autres entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il \u00e9tait perdu, sans place pr\u00e9cise et comme nexistant pas Tout ce qui lentourait imm\u00e9diatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imb\u00e9ciles, m\u00e9diocrit\u00e9 de lexistence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier o\u00f9 elle se trouvait prise, tandis quau-del\u00e0 s\u00e9tendait \u00e0 perte de vue limmense pays des f\u00e9licit\u00e9s et des passions 4. Le bal de Vaubyessard a, en quelque sorte, cristallis\u00e9 les r\u00eaves quavaient fait na\u00eetre les lectures de ladolescence dans la qui\u00e9tude de la ferme paternelle. Passive, quand ses hommes, l\u00e9poux ou bien lamant, lentra\u00eenent sur la pente de lalcoolisme Le samedi, comme les repasseuses b\u00e2claient leur besogne  Visite de Marescot, qui menace Gervaise dexpulsion Lassommoir La simple vie de Gervaise Macquart Le dragon galactique Pas de nombre dheures minimum ou de forfait. Pas dabonnement mensuel. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.whathebuzz.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/typographie-et-id%C3%A9ogrammes-3.jpg\" alt=\"rencontre entre coupeau et gervaise\" align=\"right\"> Cest sombre, tr\u00e8s sombre, mais au passage, Zola d\u00e9crit merveilleusement toute une palette de m\u00e9tiers zingueur, blanchisseuse, cabaretier, forgeron, brunisseuse, cardeuse, cha\u00eeniste, etc. Et la vie dans le quartier de la Goutte-dOr. Gervaise, p\u00e2lissant, avait joint les mains. Mais lui,continuait : Gervaise avait attendu Lantier jusqu\u00e0 deux heures du matin. Puis, toute frissonnante d\u00eatre rest\u00e9e en camisole \u00e0 lair vif de la fen\u00eatre, elle s\u00e9tait assoupie, jet\u00e9e en travers du lit, fi\u00e9vreuse, les joues tremp\u00e9es de larmes. Encore quelques mots de M D. Poulot, et nous quitterons le Sublime : Tveka inte att ringa vid fr\u00e5gor eller funderingar d\u00e5 vi finns tillg\u00e4ngliga p\u00e5 telefon st\u00f6rre delen av dygnet. Il lappelait Badingue par blague, pour se ficher de lempereur.Poisson acceptait \u00e7a de son air raide, sans quon p\u00fbt savoir si \u00e7alemb\u00eatait au fond. Dailleurs, les deux hommes, quoique s\u00e9par\u00e9spar leurs convictions politiques, \u00e9taient devenus tr\u00e8s bonsamis. Dans ce gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au Si vous croyez quun m\u00e9decin y ferait quelque chose. Coupeau-Cest b\u00eate, \u00e7a me fait froid, cette machine.. La boisson me fait froid.. Je navais pas attendu sa piti\u00e9 m\u00e9prisante pour dire mon sentiment, il y a bient\u00f4t dix ans, sur la litt\u00e9rature putride ; je suis presque confus, d\u00e9sappoint\u00e9 d\u00eatre si peu injuri\u00e9 M. Zola accorde une r\u00e9alit\u00e9 approximative aux peintures de province que jai faites dans mon roman Monsieur et Madame Fernel. Il est bien bon ; Il est trop bon. Je ne veux pas de ses m\u00e9nagements. Th\u00e9r\u00e8se Raquin et Gervaise doivent plus de gros mots \u00e0 M me Fernel. Elles ne se vengeront jamais assez. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/widget.editis.com\/Books\/omnibus\/9782258092419\/gf\/25809241_001-018_06_005.png\" alt=\"rencontre entre coupeau et gervaise\" align=\"center\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.minelli.fr\/media\/wordpress\/uploads\/vignettes-menu\/PE18\/soldes\/040718-2eDemarque.jpg\" alt=\"rencontre entre coupeau et gervaise\" align=\"center\"> Dans ce th\u00e9\u00e2tre \u00e0 la fois \u00e9pique, v\u00e9riste et \u00e9thylique, pas question de morale pro ou anti-alcoolo : au spectateur de d\u00e9cider.Men\u00e9 frontalement, avec un juke-box et quelques chansons r\u00e9alistes, LAssommoir devient donc une histoire divrogne racont\u00e9e par quelques jeunes gens \u00e9m\u00e9ch\u00e9s. Une histoire universelle, donc, comme on pourrait lentendre dans nimporte quel bar du coin. Une l\u00e9gende urbaine.  L\u00e9bauche commence comme dhabitude par une id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale : Montrer le milieu peuple et expliquer par ce milieu les m\u0153urs peuple ; comme quoi, \u00e0 Paris, la so\u00fblerie, la d\u00e9bandade de la famille, les coups, lacceptation de toutes les hontes et de toutes les mis\u00e8res vient des conditions m\u00eames de lexistence ouvri\u00e8re, des travaux durs, des promiscuit\u00e9s, des laisser-aller, etc. En un mot, un tableau tr\u00e8s exact de la vie du peuple avec ses ordures, sa vie l\u00e2ch\u00e9e, son langage grossier ; et ce tableau ayant comme dessous, sans th\u00e8se cependant le sol particulier dans lequel poussent toutes ces choses. Ne pas flatter louvrier, et ne pas le noircir. Une r\u00e9alit\u00e9 absolument exacte. Au bout, la morale se d\u00e9gageant elle-m\u00eame. Un bon ouvrier fera lopposition, ou plut\u00f4t non ; ne pas tomber dans le Manuel. Un effroyable tableau qui portera sa morale en soi. On peut retrouver le fac-simil\u00e9 et la transcription dans. Zola cherche ses id\u00e9es, peine \u00e0 avancer, et un jour, Eur\u00eaka, ce dont t\u00e9moigne Edmondo de Amicis \u00e0 qui il fit ses confidences publi\u00e9es en italien dans un livre de souvenirs cf. : Croiriez-vous que je suis rest\u00e9 accroch\u00e9 l\u00e0, et que pendant plusieurs jours je nai pas pu avancer? Plusieurs jours apr\u00e8s, je fis un autre pas. Gervaise est jeune, il est naturel quelle se remarie ; elle se remarie, elle \u00e9pouse un ouvrier, Coupeau. Voil\u00e0 celui qui mourra \u00e0 Sainte-Anne. Mais ici je restai court. Pour mettre en place les personnages et les sc\u00e8nes que javais en t\u00eate, pour donner un plan au roman, il me fallait encore un fait, un seul, qui form\u00e2t un n\u0153ud avec les pr\u00e9c\u00e9dents. Ces trois seuls faits me suffisaient ; le reste \u00e9tait tout trouv\u00e9, tout pr\u00eat, et pour ainsi dire d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit dans mon esprit. Mais ce troisi\u00e8me fait, je ne r\u00e9ussissais pas \u00e0 le trouver. Je passai bien des jours dans lagitation et le m\u00e9contentement. Un matin, tout \u00e0 coup, il me vint une id\u00e9e. Lantier retrouve Gervaise ; il lie amiti\u00e9 avec Coupeau, sinstalle dans sa maison et alors il s\u00e9tablit un, comme jen ai vu plusieurs ; et la ruine sensuit. Je respirai : le roman \u00e9tait fait. Zola voit Gervaise comme le personnage principal et comme je raconte surtout sa vie et que je veux faire delle un personnage sympathique, je dois montrer tout le monde travaillant \u00e0 sa perte, dune fa\u00e7on consciente et inconsciente. Zola pr\u00e9voit dabord une fin brutale : Gervaise, apr\u00e8s avoir vitriol\u00e9 Lantier et sa ma\u00eetresse, la Poisson, serait morte, assomm\u00e9e dans la cour, \u00e0 la tomb\u00e9e du jour, tandis que se d\u00e9roulait un duel formidable, avec des armes diff\u00e9rentes et terribles, entre Goujet et Lantier. R\u00e9volt\u00e9 par la r\u00e9signation des mineurs qui saccommodent de conditions de travail abominables pour un salaire de mis\u00e8re, il songe \u00e0 quitter son nouvel emploi d\u00e8s le premier jour. Cependant, il est retenu par des sentiments d\u00e9j\u00e0 naissants pour Catherine Maheu, une hercheuse de 15 ans. Quand le printemps revint, Lantier, tout \u00e0 fait de la maison,parla dhabiter le quartier, afin d\u00eatre plus pr\u00e8s de ses amis. Ilvoulait une chambre meubl\u00e9e dans une maison propre. Madame Boche,Gervaise elle-m\u00eame, se mirent en quatre pour lui trouver \u00e7a. Onfouilla les rues voisines. Mais il \u00e9tait trop difficile, ild\u00e9sirait une grande cour, il demandait un rez-de-chauss\u00e9e, enfintoutes les commodit\u00e9s imaginables. Et maintenant, chaque soir, chezles Coupeau, il semblait mesurer la hauteur des plafonds, \u00e9tudierla distribution des pi\u00e8ces, convoiter un logement pareil. Oh!il naurait pas demand\u00e9 autre chose, il se serait volontiers creus\u00e9un trou dans ce coin tranquille et chaud. Puis, il terminait chaquefois son examen par cette phrase :.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre entre coupeau et gervaise<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4597"}],"collection":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4597"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4597\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4598,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4597\/revisions\/4598"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}