{"id":3699,"date":"2020-09-27T03:20:02","date_gmt":"2020-09-27T03:20:02","guid":{"rendered":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/?p=3699"},"modified":"2020-09-22T18:33:09","modified_gmt":"2020-09-22T18:33:09","slug":"rencontre-mme-arnoux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/2020\/09\/27\/rencontre-mme-arnoux\/","title":{"rendered":"Rencontre Mme Arnoux"},"content":{"rendered":"<p>Le Nogentais justifia sa pr\u00e9sence en contant quil revenait dinspecter ses pi\u00e8ges \u00e0 loup, dans son jardin, au bord de leau. Eh! cest son mobilier! Tu le sais mieux que moi! Quest-ce donc qui te prend? dit Deslauriers, tu dois cependant avoir re\u00e7u de moi une lettre? <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/p.calameoassets.com\/150508153657-6b7f73fe91cb4575ab60a2de3de0d405\/p1.jpg\" alt=\"rencontre mme arnoux\" align=\"left\">  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/rarefilm.net\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Sentimental-Education-1962.jpg\" alt=\"rencontre mme arnoux\" align=\"center\"> Et, pour racheter sa faute et en distraire son ami, il d\u00e9noua les cordes emm\u00eal\u00e9es de sa malle, il arrangea dans la commode toutes ses affaires, il voulait lui donner son propre lit, coucher dans le cabinet au bois. Puis, d\u00e8s quatre heures, il commen\u00e7a les pr\u00e9paratifs de sa toilette. Et moi aussi! Quil vienne! Allez le chercher! <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/argoul.files.wordpress.com\/2011\/11\/flaubert-enfant.jpg\" alt=\"rencontre mme arnoux\" align=\"left\"> Et elle sarr\u00eatait devant la rang\u00e9e des fauteuils, distribuant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des mots aimables, tandis que des vieux, qui avaient des binocles \u00e0 deux branches, venaient lui faire la cour. Elle pr\u00e9senta Fr\u00e9d\u00e9ric \u00e0 quelques-uns M. Dambreuse le toucha au coude l\u00e9g\u00e8rement, et lemmena dehors sur la terrasse. SUITE DE LA BASTIDE, class\u00e9e 4 \u00e9pis par les G\u00eetes de France, donne de plain-pied sur la spectaculaire all\u00e9e de platanes dOrient du parc du Domaine. On ny voyait plus ; le temps \u00e9tait froid, et un lourd brouillard, estompant la fa\u00e7ade des maisons, puait dans lair. Fr\u00e9d\u00e9ric le humait avec d\u00e9lices ; car il sentait \u00e0 travers la ouate du v\u00eatement la forme de son bras ; et sa main, prise dans un gant chamois \u00e0 deux boutons, sa petite main quil aurait voulu couvrir de baisers, sappuyait sur sa manche. \u00c0 cause du pav\u00e9 glissant, ils oscillaient un peu ; il lui semblait quils \u00e9taient tous les deux comme berc\u00e9s par le vent, au milieu dun nuage. Taisez-vous! Ce ne sont pas celles-l\u00e0 que vous fr\u00e9quentez! Fr\u00e9d\u00e9ric, en \u00e9coutant ces choses, regardait Mme Arnoux. Elles tombaient dans son esprit comme des m\u00e9taux dans une fournaise, sajoutaient \u00e0 sa passion et faisaient de lamour. Fr\u00e9d\u00e9ric s\u00e9tait senti troubl\u00e9 par lamertume de Deslauriers ; mais, sous linfluence du vin qui circulait dans ses veines, \u00e0 moiti\u00e9 endormi, engourdi, et recevant la lumi\u00e8re en plein visage, il n\u00e9prouvait plus quun immense bien-\u00eatre, voluptueusement stupide, comme une plante satur\u00e9e de chaleur et dhumidit\u00e9. Deslauriers, les paupi\u00e8res entre-closes, regardait au loin, vaguement. Sa poitrine se gonflait, et il se mit \u00e0 dire :  Les ouvri\u00e8res, presque toutes, avaient des costumes sordides. On en remarquait une, cependant, qui portait un madras et de longues boucles doreilles. Tout \u00e0 la fois mince et potel\u00e9e, elle avait de gros yeux noirs et les l\u00e8vres charnues dune n\u00e9gresse. Sa poitrine abondante saillissait sous sa chemise, tenue autour de sa taille par le cordon de sa jupe ; et, un coude sur l\u00e9tabli, tandis que lautre bras pendait, elle regardait vaguement, au loin dans la campagne. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 delle tra\u00eenaient une bouteille de vin et de la charcuterie. Loin de mes yeux Chaque personne apprivoise la mort \u00e0 sa fa\u00e7on, ce qui apporte \u00e0 cette derni\u00e8re exp\u00e9rience une dimension unique. Voici un guide tout simple, une carte routi\u00e8re pour vous montrer les chemins Je serai l\u00e0-haut longtemps. Vous feriez mieux de vous en retourner. Jirai demain chez vous. -vous rendre dans un h\u00e9bergement touristique-villages vacances, maison familiales de vacances, auberges collectives, campings. Notez que les espaces collectifs de ces h\u00e9bergements piscines, salles, etc. Appliquent les r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9riques et le calendrier de r\u00e9ouverture applicables \u00e0 ces espaces ; Un remords le prit. Il retourna aux cours. Mais comme il ne connaissait rien aux mati\u00e8res \u00e9lucid\u00e9es, des choses tr\u00e8s simples lembarrass\u00e8rent. On avait reconnu M. Arnoux complice de toutes les fraudes ; et lex-r\u00e9p\u00e9titeur avait un tel air de sen r\u00e9jouir, que Fr\u00e9d\u00e9ric lemp\u00eacha daller plus loin, en assurant quil se chargeait de sa commission pr\u00e8s de Rosanette. Il entra chez elle la figure irrit\u00e9e. Donc, vous nadmettez pas quon puisse aimer une femme? Fr\u00e9d\u00e9ric, en se couchant, r\u00e9suma la soir\u00e9e. Dabord, sa toilette il s\u00e9tait observ\u00e9 dans les glaces plusieurs fois, depuis la coupe de lhabit jusquau n\u0153ud des escarpins, ne laissait rien \u00e0 reprendre ; il avait parl\u00e9 \u00e0 des hommes consid\u00e9rables, avait vu de pr\u00e8s des femmes riches, M. Dambreuse s\u00e9tait montr\u00e9 excellent et Mme Dambreuse presque engageante. Il pesa un \u00e0 un ses moindres mots, ses regards, mille choses inanalysables et cependant expressives. Ce serait cr\u00e2nement beau davoir une pareille ma\u00eetresse! Pourquoi non, apr\u00e8s tout? Il en valait bien un autre! Peut-\u00eatre quelle n\u00e9tait pas si difficile? Martinon ensuite revint \u00e0 sa m\u00e9moire ; et, en sendormant, il souriait de piti\u00e9 sur ce brave gar\u00e7on.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre mme arnoux<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3699"}],"collection":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3699"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3699\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3700,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3699\/revisions\/3700"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/diariodeunaantropologa.com\/www\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}