Les préparatifs : Dès quon avait quatre sous, dans le ménage, on les bouffait. Gervaise se laisse aller à la gourmandise : elle avait encore engraissé, elle boitait Au lieu daccepter ou de refuser sa condition, elle lenveloppe dans les vapeurs du songe ; les gondoles, les cabinets de restaurants où lon dîne après minuit, les boudoirs à stores de soie hantent son univers. Sabîmant progressivement dans son rêve, elle finit par perdre tout contact avec la réalité et à haïr cette réalité : Paris, plus vaste que lOcéan, miroitait donc aux yeux dEmma dans une atmosphère vermeille Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambrissés de miroirs, autour de tables ovales couvertes dun tapis de velours à crépines dor. Il y avait là des robes à queue, de grands mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires Cétait une existence au-dessus des autres entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise et comme nexistant pas Tout ce qui lentourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de lexistence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis quau-delà sétendait à perte de vue limmense pays des félicités et des passions 4. Le bal de Vaubyessard a, en quelque sorte, cristallisé les rêves quavaient fait naître les lectures de ladolescence dans la quiétude de la ferme paternelle. Passive, quand ses hommes, lépoux ou bien lamant, lentraînent sur la pente de lalcoolisme Le samedi, comme les repasseuses bâclaient leur besogne Visite de Marescot, qui menace Gervaise dexpulsion Lassommoir La simple vie de Gervaise Macquart Le dragon galactique Pas de nombre dheures minimum ou de forfait. Pas dabonnement mensuel. rencontre entre coupeau et gervaise Cest sombre, très sombre, mais au passage, Zola décrit merveilleusement toute une palette de métiers zingueur, blanchisseuse, cabaretier, forgeron, brunisseuse, cardeuse, chaîniste, etc. Et la vie dans le quartier de la Goutte-dOr. Gervaise, pâlissant, avait joint les mains. Mais lui,continuait : Gervaise avait attendu Lantier jusquà deux heures du matin. Puis, toute frissonnante dêtre restée en camisole à lair vif de la fenêtre, elle sétait assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Encore quelques mots de M D. Poulot, et nous quitterons le Sublime : Tveka inte att ringa vid frågor eller funderingar då vi finns tillgängliga på telefon större delen av dygnet. Il lappelait Badingue par blague, pour se ficher de lempereur.Poisson acceptait ça de son air raide, sans quon pût savoir si çalembêtait au fond. Dailleurs, les deux hommes, quoique séparéspar leurs convictions politiques, étaient devenus très bonsamis. Dans ce gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au Si vous croyez quun médecin y ferait quelque chose. Coupeau-Cest bête, ça me fait froid, cette machine.. La boisson me fait froid.. Je navais pas attendu sa pitié méprisante pour dire mon sentiment, il y a bientôt dix ans, sur la littérature putride ; je suis presque confus, désappointé dêtre si peu injurié M. Zola accorde une réalité approximative aux peintures de province que jai faites dans mon roman Monsieur et Madame Fernel. Il est bien bon ; Il est trop bon. Je ne veux pas de ses ménagements. Thérèse Raquin et Gervaise doivent plus de gros mots à M me Fernel. Elles ne se vengeront jamais assez. rencontre entre coupeau et gervaise rencontre entre coupeau et gervaise Dans ce théâtre à la fois épique, vériste et éthylique, pas question de morale pro ou anti-alcoolo : au spectateur de décider.Mené frontalement, avec un juke-box et quelques chansons réalistes, LAssommoir devient donc une histoire divrogne racontée par quelques jeunes gens éméchés. Une histoire universelle, donc, comme on pourrait lentendre dans nimporte quel bar du coin. Une légende urbaine. Lébauche commence comme dhabitude par une idée générale : Montrer le milieu peuple et expliquer par ce milieu les mœurs peuple ; comme quoi, à Paris, la soûlerie, la débandade de la famille, les coups, lacceptation de toutes les hontes et de toutes les misères vient des conditions mêmes de lexistence ouvrière, des travaux durs, des promiscuités, des laisser-aller, etc. En un mot, un tableau très exact de la vie du peuple avec ses ordures, sa vie lâchée, son langage grossier ; et ce tableau ayant comme dessous, sans thèse cependant le sol particulier dans lequel poussent toutes ces choses. Ne pas flatter louvrier, et ne pas le noircir. Une réalité absolument exacte. Au bout, la morale se dégageant elle-même. Un bon ouvrier fera lopposition, ou plutôt non ; ne pas tomber dans le Manuel. Un effroyable tableau qui portera sa morale en soi. On peut retrouver le fac-similé et la transcription dans. Zola cherche ses idées, peine à avancer, et un jour, Eurêka, ce dont témoigne Edmondo de Amicis à qui il fit ses confidences publiées en italien dans un livre de souvenirs cf. : Croiriez-vous que je suis resté accroché là, et que pendant plusieurs jours je nai pas pu avancer? Plusieurs jours après, je fis un autre pas. Gervaise est jeune, il est naturel quelle se remarie ; elle se remarie, elle épouse un ouvrier, Coupeau. Voilà celui qui mourra à Sainte-Anne. Mais ici je restai court. Pour mettre en place les personnages et les scènes que javais en tête, pour donner un plan au roman, il me fallait encore un fait, un seul, qui formât un nœud avec les précédents. Ces trois seuls faits me suffisaient ; le reste était tout trouvé, tout prêt, et pour ainsi dire déjà écrit dans mon esprit. Mais ce troisième fait, je ne réussissais pas à le trouver. Je passai bien des jours dans lagitation et le mécontentement. Un matin, tout à coup, il me vint une idée. Lantier retrouve Gervaise ; il lie amitié avec Coupeau, sinstalle dans sa maison et alors il sétablit un, comme jen ai vu plusieurs ; et la ruine sensuit. Je respirai : le roman était fait. Zola voit Gervaise comme le personnage principal et comme je raconte surtout sa vie et que je veux faire delle un personnage sympathique, je dois montrer tout le monde travaillant à sa perte, dune façon consciente et inconsciente. Zola prévoit dabord une fin brutale : Gervaise, après avoir vitriolé Lantier et sa maîtresse, la Poisson, serait morte, assommée dans la cour, à la tombée du jour, tandis que se déroulait un duel formidable, avec des armes différentes et terribles, entre Goujet et Lantier. Révolté par la résignation des mineurs qui saccommodent de conditions de travail abominables pour un salaire de misère, il songe à quitter son nouvel emploi dès le premier jour. Cependant, il est retenu par des sentiments déjà naissants pour Catherine Maheu, une hercheuse de 15 ans. Quand le printemps revint, Lantier, tout à fait de la maison,parla dhabiter le quartier, afin dêtre plus près de ses amis. Ilvoulait une chambre meublée dans une maison propre. Madame Boche,Gervaise elle-même, se mirent en quatre pour lui trouver ça. Onfouilla les rues voisines. Mais il était trop difficile, ildésirait une grande cour, il demandait un rez-de-chaussée, enfintoutes les commodités imaginables. Et maintenant, chaque soir, chezles Coupeau, il semblait mesurer la hauteur des plafonds, étudierla distribution des pièces, convoiter un logement pareil. Oh!il naurait pas demandé autre chose, il se serait volontiers creuséun trou dans ce coin tranquille et chaud. Puis, il terminait chaquefois son examen par cette phrase :.

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